Genève- L'arrestation de Nabil Ali Al-Halabi, directeur général de la Fondation libanaise pour la démocratie-Life, par les forces de sécurité intérieure du pays doit être condamné internationalement et sa libération demandée, déclare l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'Homme.

   Cette procédure contre un avocat et défenseur des droits humains s’inscrit dans la continuité de la politique de répression et de restrictions de la liberté d'expression pratiquée par les autorités libanaises   

Mira Bishara, une chercheuse de l’Obsevatoire Euro-Med

Les forces de sécurité ont pris d'assaut la maison d’Al-Halabi lundi matin, terrorisant sa femme et ses jeunes enfants. Il aurait été arrêté à la demande du ministre de l'Intérieur Nihad Al-Mashnouq sur des accusations de diffamation, après que lui et son chef de bureau, Maher Abu Al-Khdoud, ont déposé deux plaintes contre lui. Le ministre de l'Intérieur a également demandé à l'Association du Barreau de suspendre l'immunité contre les poursuites normalement accordée aux avocats et chefs d'organisations des droits de l'Homme.

Les plaintes contre Al-Halabi et son arrestation ont eu lieu après qu'il a affiché ses opinions politiques sur Facebook, accusant le ministère d'avoir omis d’enquêter sérieusement sur un réseau de traite des êtres humains. En outre, Al-Halabi avait comparu en cour pour répondre aux poursuites, et a demandé un report pour lui permettre d'engager un avocat.

“Cette procédure contre un avocat et défenseur des droits humains s’inscrit dans la continuité de la politique de répression et de restrictions de la liberté d'expression pratiquée par les autorités libanaises”, dit Mira Bishara, une chercheuse de l’Observatoire Euro-Med. “Cela doit cesser. Les militants et les leaders d'opinion doivent être en mesure d'exprimer librement et publiquement leurs préoccupations. Al-Halabi doit être libéré jusqu'à ce qu'il soit prouvé qu'il a effectivement violé la loi.”