Les manœuvres politiques et les négociations qui ont tant duré ont enfin débouché sur une résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement d’observateurs de l’ONU à Alep.

Cette résolution fait suite à un week-end d’intenses négociations sous la menace d’un troisième veto russe en trois mois.

UNE RÉSOLUTION TARDIVE

   Les observateurs de l’ONU ne doivent pas seulement observer, mais doivent pouvoir enquêter sur les crimes de guerre qui sont commis.   

Le monde observe la réaction de l’ONU face à la terrible situation à Alep. Cette mesure importante intervient bien tard, des centaines de milliers de personnes réclamant que les gouvernements syrien et russe autorisent les évacuations en toute sécurité et une surveillance indépendante. Plus de 25 groupes d'Amnesty s'étaient mobilisées partout en France pour témoigner de leur solidarité avec Alep et demander l'accès de l'aide humanitaire et l'envoie d'observateurs indépendants.

Cependant, des milliers de personnes sont encore prises au piège dans les zones assiégées de l’est d’Alep, attendant pendant des heures d’être évacuées, alors que les températures sont au-dessous de zéro.

Les évacuations se déroulent maintenant depuis plusieurs jours et nous avons vu des convois se faire attaquer – pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour que cette mesure nécessaire soit prise ? Les observateurs de l’ONU ne doivent pas seulement observer, mais doivent pouvoir enquêter sur les crimes de guerre qui sont commis.

Maintenant qu’il s’est enfin mis d’accord pour agir sur la situation à Alep, le Conseil de sécurité de l’ONU doit s’appuyer sur cette première mesure et envoyer de toute urgence des observateurs dans toutes les zones d’évacuation, sans se limiter à Alep.