Genève – Lors de leur participation à la 35e session du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, l'Observatoire Euro-Méditerranéen pour les droits de l’Homme et l'organisation internationale COJEP ont informé le Conseil sur les graves violations auxquels subissent les réfugiés syriens au Liban. Livré par la chercheuse d'Euro-Med Ghada Rayan, Le communique à rappeler aux pays membres la réglementation restrictive du Liban sur le renouvellement des permis de séjour, impliquant des procédures bureaucratiques complexes et coûteuses, ce qui laisse à de nombreux réfugiés syriens vulnérables à l'arrestation et à l'exploitation et à nier leurs droits fondamentaux des soins de santé, de travail, de liberté de mouvement et d'enregistrement des naissances.

Euro-Med Monitor et COJEP ont mis l'accent sur le fait que le refus des droits des réfugiés syriens aux soins de santé, au travail, à la liberté de mouvement et à l'enregistrement des naissances continue de faire partie d'une politique plus large et systématique. Les deux organisations ont déclaré que 92% de travailleurs syriens ne sont pas enregistrés légalement et travaillent sans aucune protection contre l'exploitation alors que les autorités libanaises refusaient de leur accorder leur droit légal de travailler dans le pays.

Ces restrictions ont conservé plus de 70% des familles de réfugiés en dessous du seuil de pauvreté, avec environ un million d'autres souffrant d'insécurité alimentaire. Environ un quart d'un million d'enfants réfugiés ont été privé de leur droit à l'éducation, alors que beaucoup ont été forcés de rejoindre le marché du travail pour subvenir aux besoins leur famille.

Pour finir, Euro-Med et COJEP ont exhorté le Conseil des Droits de l'Homme et ses États membres à faire pression sur les autorités libanaises pour qu'ils réexaminent leurs politiques contre les réfugiés syriens dans le pays. Les deux organisations ont également appelé les États membres et les Nations unies à fournir au Liban l'assistance nécessaire pour accueillir les réfugiés et à développer des environnements plus inclusifs pour eux.