Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a appelé le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à adopter une stratégie efficace pour la protection des défenseurs des droits de l'homme dans le monde, notamment au Moyen-Orient, selon la liste publiée par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU, qui comprend 29 pays violant les droits des défenseurs des droits de l'homme, dont 13 du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, y compris l'Iran, la Turquie et Israël.

   Les mesures visant à poursuivre et à restreindre les défenseurs des droits de l'homme visent à couvrir les violations graves du droit international humanitaire commises par ces pays   

Euro-Med a déclaré que des pays tels que l'Arabie saoudite, les émirats arabes unis et l'Égypte étaient inclus dans la liste, tout en bénéficiant de l'adhésion du Conseil des droits de l'homme lors de sa session en cours, et Il est donc supposé qu'ils soient plus engagés et compatibles aux droits de l'homme, considérant que ces pays devraient protéger les droits de l'homme plutôt que de chercher à arrêter, dissimuler et violer les droits de ses défenseurs.

L'Observatoire a noté que les mesures visant à poursuivre et à restreindre les défenseurs des droits de l'homme visent à couvrir les violations graves du droit international et du droit international humanitaire commises par ces pays, notant qu'Euro-Med avait surveillé des cas où les militants, coopérant avec les Nations unies ou avec des organisations de défense des droits de l'homme, sont exposés à L'enlèvement, l'arrestation, la détention sans contact avec le monde extérieur, les disparitions forcées, les menaces et même la torture, ainsi qu'à l'exception de la diffamation, du licenciement du travail; de l'entrave à la liberté de mouvement et de la réduction des licences officielles des associations de défense des droits de l'homme.

Euro-Med a expliqué que ces pratiques ne représentent pas une approche individuelle, autant qu'elles représentent une réponse soigneusement étudiée et délibérée, surtout qu'il n'y a guère de loi dans tous les pays du Moyen-Orient qui punit ceux qui menacent ou attaquent les défenseurs des droits de l'homme, ce qui nécessite une action internationale sérieuse.

Le Sous-Secrétaire général de l'ONU, Andrew Gilmore, avait exposé mercredi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève une liste de 29 pays prenants des mesures contre des militants des droits de l'homme qui coopèrent avec les Nations unies, dont neuf sont membres du Conseil des droits de l'homme, ce qui comprend 47 pays.

L'Observatoire a aussi noté que la liste comprend 13 pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, et qui sont: l'Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Bahreïn, Oman, Égypte, Algérie, Mauritanie, Maroc, Soudan du Sud et Soudan, ainsi que la Turquie, l'Iran et Israël.

 Andrew Gilmore a déclaré que les cas cités dans le rapport étaient bien inférieurs à ceux documentés, mais certains n'avaient pas été annoncés pour des raisons sécuritaires pour les victimes. Certains États avaient justifié leurs actions au motif que les victimes étaient des terroristes ou qu'Ils coopéraient avec des entités étrangères visant à la destruction de l'État.

Dans son communiqué, l'Observatoire euro-méditerranéen a demandé au Conseil des droits de l'homme de prendre l'affaire au sérieux et d'adopter une politique plus stricte pour protéger les défenseurs des droits de l'homme, notamment en rappelant aux autorités nationales et internationales leur obligation de protéger les défenseurs des droits de l'homme et de ne pas abuser des lois pour restreindre leur travail et les punir. En plus de la nécessité de promulguer des lois visant à lutter contre l'utilisation de l'exploitation de l'influence en vue de l'impunité contre les défenseurs des droits de l'homme, en surveillant les procès, en identifiant les personnes soupçonnées de responsabilité pénale pour les violations des droits des défenseurs des droits de l'homme et pour veiller à ce qu'elles soient rendues en justice.