Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a déclaré que le gouvernement des EAU a expulsé plus de 50 familles syriennes de familles vivant aux Émirats arabes unis,  au cours des derniers jours, après avoir mené des enquêtes injustifiées avec eux, soulignant qu'un certain nombre de ces familles ont été contraints de retourner en Syrie pour ne pas avoir de permis de séjour dans d'autre pays, ce qui a été considéré par Euro-Med comme une violation claire et explicite des dispositions et des chartes du droit international, en particulier la règle du non-refoulement pour les réfugiés.

 

   La déportation a été étonnante et choquante, où les autorités de sécurité des EAU ont contacté les familles et les ont informés de la nécessité d'apporter de toute urgence leurs papiers d'identification   

 

Dans un communiqué de presse, Euro-Med a souligné que les émirats arabes unis ont été habituées ces dernières années d'expulser forcément de nombreuses familles syriennes résidentes sur leur territoire, mais cette fois inclus la plus grande expulsion des familles syriennes par rapport à la période précédente, notant que les autorités de sécurité des émirats arabes unis ont informé les familles qu'elles étaient des «personnes indésirables dans les émirats arabes unis» et leur ont donné un délai de 24 heures pour quitter le pays.

Euro-Med a souligné que la déportation a été étonnante et choquante, où les autorités de sécurité des EAU ont contacté les familles de la province de Deraa, au sud de Syrie, et les ont informés de la nécessité d'apporter de toute urgence leurs papiers d'identification tels que le passeport et les papiers d'hébergement, pour être ensuite interrogés, puis informés de quitter le pays dans un délai de 24 heures, sans donner d'explications ou de raisons pour cette décision, et sans leur donner la possibilité de percevoir leur argent ou de s'enquérir de la raison de leur expulsion.

L'Observatoire a marqué que les enquêtes menées par les autorités de sécurité des Emirats Arabes Unis avec les familles syriennes étaient épuisantes et ont duré plusieurs heures, ont été axé dans la première partie sur la connexion des déportés avec l'opposition syrienne et le transfert des fonds aux proches de ces familles en Syrie, tout en se concentrant dans la deuxième partie de l'enquête sur la relation de certaines de ces familles avec le Qatar par l'exportation illégale des biens et des produits, en vertu de l'interdiction imposée par les EAU sur le commerce avec le Qatar après la récente crise.  Les familles ont déclaré que les résultats des enquêtes n'ont pas affecté la décision d'expulsion, qui était prête dès le début.

Il est à noter que le gouvernement des EAU n'a pas annulé ou tamponner les passeports des familles syriennes, afin d'échapper apparemment à la responsabilité légale de l'expulsion forcée de ces familles vivantes légalement dans le pays.

Certaines familles ont été déportées au Soudan et en Jordanie, au moment où d'autres ont été contraintes de retourner en Syrie, ce qui pourrait poser un risque sérieux pour eux, a noté Euro-Med.

 

   La décision du gouvernement des EAU est une violation des dispositions du droit international et même les lois coutumières   

Ihsan Adel, Le conseiller juridique d'Euro-Med

 

Le conseiller juridique de l'Observatoire Euro-Méditerranéen, Ihsan Adel a dit: "La décision du gouvernement des EAU est une violation des dispositions du droit international et même les lois coutumières, comme la déportation forcée des personnes ou des réfugiés résidants légalement, notamment dans les zones où ils craignent d'être persécutés, et une violation de la règle du «non-refoulement» prévue dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et considéré comme une règle coutumière du droit international ".

Adel a souligné que cette décision contredit également à un certain nombre de conventions internationales auxquelles les EAU sont parties et qui garantissent le droit à la liberté de séjour et de circulation, y compris l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et l'article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L'Observatoire a appelé le gouvernement des émirats arabes unis à revenir sur sa décision et à éviter d'émettre des résolutions similaires qui aggraveraient les souffrances humaines et augmenteraient l'environnement hostile contre les réfugiés syriens résidant aux EAU exigeant le respect des dispositions et chartes du droit international.