La défense des responsables israéliens des soldats israéliens qui ont délibérément tué des enfants palestiniens à la frontière de Gaza est honteuse et troublante, a déclaré l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme, exprimant de graves inquiétudes pour la vie de manifestants non armés, y compris des enfants, participant à des manifestations le long de la barrière de séparation entre Gaza et Israël.

La déclaration la plus récente du Brigadier-général (Réserve),  Tzvika Fogel, sur la radio kenyane encourageant le ciblage des enfants non armés ne présentant aucune menace pour la vie des soldats est incompréhensible et choquante, a ajouté Euro-Med dans un communiqué de presse, aujourd'hui.

Lorsqu'on lui a demandé si "l'armée israélienne devrait repenser son utilisation de tireurs d'élite", Fogel a répondu que "toute personne qui s'approche de la barrière, quiconque pourrait constituer une menace pour la frontière de l'État d'Israël et ses résidents, devrait payer le prix de cette violation. "

Ce n'est pas la seule déclaration encourageant les soldats israéliens à tirer sur des manifestants non armés. Les autres responsables qui ont soit ordonné aux soldats de recourir à une force excessive contre les manifestants, soit défendu leur comportement, comprennent le  Premier ministre Benjamin Netanyahu,  le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et le major de la FID, Avichay Adraee.

De telles déclarations faites par des dirigeants politiques et de hauts responsables militaires ont encouragé les soldats à utiliser une force excessive et peuvent être considérées comme une "preuve d'intention" de tuer délibérément des civils, y compris des enfants, sur la barrière de Gaza, ce qui peut constituer un crime de guerre sous la juridiction de la Cour pénale internationale.

Depuis le début des manifestations, le 30 mars, l'équipe d'Euro-Med a documenté l'assassinat de 40 manifestants palestiniens, dont 5 enfants, qui ne représentaient aucune menace pour la vie des soldats israéliens. 5 008 autres, dont au moins 700 enfants, ont été blessés.

Euro-Med  a déjà envoyé des lettres urgentes au Procureur de la CPI, Fatou Bom Bensouda et à l'UNICEF, attirant leur attention sur ces remarques et demandant des actions immédiates pour protéger les enfants palestiniens et enquêter sur les exécutions arbitraires commises par les snipers israéliens.

L'Observateur Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme réitère son appel à la Cour pénale internationale et à tous les acteurs internationaux concernés d'agir immédiatement afin de protéger les civils contre d'autres dommages.