Genève- Lors de la trente-huitième session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, l'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme et l'Institut Mondial pour l'eau, l'environnement et la santé (GIWEH)  ont  prononcé une déclaration orale sur les violations des droits humains commises après l'opération militaire du régime syrien sur le camp de réfugiés palestiniens Yarmouk en Syrie.

Aroub Sobh, la conseillère aux affaires féminines d'Euro-Med, a  expliqué dans  son discours au nom des deux organisations que les résidents du camp Yarmouk, qui représente le plus grand rassemblement de réfugiés palestiniens en Syrie, ont  payé une grande taxe à cause de la crise et des combats, où ils font face à des déplacements forcés et des attaques sans discrimination depuis plus de 7 ans.

Sobh a signalé qu'après la fin des opérations militaires et le contrôle du camp Yarmouk par l'armée syrienne en mai 2018, les destructions causées par les opérations se sont dévoilé, où environ 80% des maisons du camp ont été quasi-totalement détruites à la suite du conflit armé entre les forces du régime et l'État islamique durant de nombreuses années, ce qui a contraint plus de 50 000 réfugiés à se déplacer pour la deuxième fois.

Lors de leur discours, les deux organisations ont noté que cela a été suivi par le pillage des maisons par l'armée du régime et les groupes armés qui lui sont affiliés, et que les personnes ayant fait face à de tels vols ont été exécutés sur le terrain.

Les deux organisations ont déclaré aussi que le siège imposé au camp depuis décembre 2012 par les forces de l'armée et ses groupes, a causé la mort d'environ 200 réfugiés à cause  de la faim et du manque de soins médicaux.

En conclusion, les organisateurs ont demandé au CDH d'envoyer une commission d'enquête  afin d'enquêter sur les violations flagrantes  commises dans le camp et afin d'assurer la protection et le soutien des réfugiés et des personnes déplacées du camp et de leur accorder le droit de retourner dans leurs pays d'origine.