Genève - L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme a mis en garde dans un rapport publié aujourd'hui contre l'utilisation d'Israël de la force excessive contre les participants à la manifestation qui se tiendra lundi sur les frontières de la bande de Gaza, ce qui pourrait constituer des crimes en vertu du statut de Rome, appelant à des mesures pour assurer la sécurité des manifestants palestiniens et à discuter avec les pays concernés des moyens de surmonter la crise tout en préservant le droit des habitants de Gaza à protester pacifiquement contre un siège dur et la fermeture de la plupart des points de passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur.

   L'utilisation de balles explosives et de gaz toxique par Israël contre des manifestants à la frontière de Gaza, violant le droit international des droits de l'homme    


Dans communique de presse, Euro-Med a indiqué que son rapport documente l'utilisation de balles explosives et de gaz toxique  par Israël contre des manifestants à la frontière de Gaza, violant le droit international des droits de l'homme et le droit international humanitaire.

Euro-Med a ajouté qu'il avait aussi documenté des témoignages de médecins traitant les blessés des manifestations, et des témoignages de blessés qui ont été abattus par les forces de l'armée israélienne.

Dans son rapport, Euro-Med  a conclu que les forces israéliennes ciblaient délibérément un grand nombre de civils. Dans la plupart des cas, la cible ne constituait pas une menace sur la vie des soldats de l'occupation.

L'armée israélienne vise délibérément à compliquer les pertes et à infliger davantage de dommages aux manifestants, ce qui entraîne des souffrances à long terme et des problèmes de santé équivalant à des handicaps permanents, souligne le rapport.

L'Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme réitère, dans son rapport, ses appels à une mission internationale pour surveiller les manifestations en cours dans la marche du retour de Gaza et à documenter les pratiques israéliennes contre les manifestants, surtout à son apogée le lundi 14 mai.