Genève – À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme a publié un rapport appelant à prendre des mesures sérieuses pour protéger le journalisme et prévenir toute violation de ce droit, que ce soit sur le terrain ou dans l’espace virtuel.

Le rapport souligne les violations auxquelles les journalistes ont été exposés et les mesures qui entravent leur travail, en plus d’une revue de certains pays arabes et européens qui ont pris des mesures restrictives à la liberté de la presse à la lumière de la crise du coronavirus, ainsi que la position juridique à l’égard de ces types de violations.

Le rapport comprenait un aperçu statistique des violations de la liberté de la presse pendant la pandémie du coronavirus, ainsi que des exemples importants de pays qui ont violé le droit des journalistes d’exercer librement leur travail pendant la pandémie.

Selon le rapport, le nombre de violations commises dans les zones examinées contre les journalistes et la presse depuis le début de la pandémie du coronavirus à ce jour a atteint 162 violations, y compris les arrestations, les restrictions à l’accès à l’information, la censure et les accusations de fabrication et de publication de fausses nouvelles par les réseaux sociaux et autres médias, ainsi que les attaques verbales et physiques.

Le rapport souligne que l’escalade des violations a exacerbé les risques auxquels étaient confrontés les journalistes pendant la crise. La Campagne de l’emblème de la presse a documenté la mort de 55 journalistes dans 23 pays en raison d’infections au COVID-19, alors qu'ils devaient pénétrer dans des zones infectées, telles que des hôpitaux ou des centres de quarantaine, pour obtenir des informations, risquant leur vie pour transmettre la vérité.

Le rapport a documenté un groupe de violations commises par de nombreux pays, y compris des pays arabes et africains, contre la liberté du journalisme et de publication de l’information pendant la pandémie, notamment l’arrestation de journalistes, l’imposition de restrictions à leur travail, et l’adoption d’amendements juridiques limitant les libertés publiques.

Il incombe aux gouvernements de protéger le droit à la liberté d’expression et à l’accès à l’information, conformément aux dispositions du droit international des droits de l’homme, comme un ensemble d’articles contenus dans de nombreuses chartes et accords internationaux garantissent ce droit, même en temps d’urgence et de crise.

Le droit à la liberté d’expression et à l’accès à l’information doit être respecté, conformément aux dispositions du droit international des droits de la personne, et les gouvernements doivent s’efforcer de fournir des renseignements exacts sur la nature du coronavirus.

Il est nécessaire de réaliser que le fait de cacher intentionnellement des informations au sujet de la pandémie ou de publier des données trompeuses créerait de la peur, des préoccupations en matière de santé et le chaos au sein de la population et nuirait à la santé de la société.

Toute personne doit avoir un accès fiable et illimité à l’Internet et à l’information, en particulier en cas d’urgence.

Les gouvernements devraient s'abstenir d'imposer des restrictions à l'accès à Internet sous prétexte de maintenir l'ordre et la moralité publique.

Les mesures qui violent la liberté de la presse doivent être évitées, telles que la suppression de contenu ou la criminalisation de la publication d'informations liées à la pandémie, car cela peut être une raison pour retenir des informations importantes qui peuvent contribuer à sauver des vies et à protéger la société.