Les mesures exceptionnelles annoncées par le président tunisien Kais Saied le 25 juillet ont marqué un tournant majeur dans l'évolution de la situation des droits humains en Tunisie. Ces mesures comprenaient le limogeage du Premier ministre, Hisham Mechichi, la suspension du Parlement et la levée de l'immunité de ses membres pour une période de 30 jours.

Le président a repris le pouvoir exécutif, nommé lui-même un premier ministre et assumé la présidence du ministère public. Ces mesures ont eu des conséquences néfastes sur la situation des droits de l'homme dans le pays puisque tous les pouvoirs ont été concentrés dans le bureau du président, qui a ouvert les vannes à des pratiques illégales massives en matière de sécurité.

Un certain nombre de membres de la Chambre des représentants ont été arrêtés en vertu de décisions de tribunaux militaires. La liberté de mouvement de dizaines de personnes a été confisquée, puisqu'il leur a été interdit de se déplacer sans autorisation judiciaire.

Environ 70 Tunisiens, dont un groupe de juges, ont été assignés à résidence sans en informer le Conseil supérieur de la magistrature ni rejeter les recours liés à l'imposition de l'assignation à résidence.

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